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 La fée Mélusine (France)

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Rhadamante

Rhadamante

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MessageSujet: La fée Mélusine (France)   28/6/2007, 11:46

Mélusine est la fille du roi d'Ecosse Elinas, et de la fée Présine. Celle ci avait utilisée de sa magie pour le charmer, et lui avait fait promettre, juste avant de l'épouser, de ne jamais chercher à la voir en couche. A ce moment en effet, sa forme changeait et trahissait sa nature. Mais alors que Présine allait mettre au monde leur troisième fille, Elinas, inquiet pour son épouse, oublia sa promesse et assista à l'accouchement. La fée du alors chercher refuge dans l'île cachée d'Avalon, avec ses trois filles : Mélusine, Mélior, et le nouveau-né, prénomée Palestine.
Les trois filles furent élevées par leur mère, qui leur appris à se servir de leurs pouvoirs héréditaires. Devenues grandes, elles décidèrent de venger leur mère en punissant le roi Elinas. Utilisant leur magie de fée, elles retrouvèrent leur père et l'enfermèrent dans la montagne de Northumberland. Elles retournèrent ensuite auprès de leur mère pour lui raconter leur vengeance, mais Présine fut horrifiée par leur acte. Elle les accusa d'être de mauvaises filles, sans coeur, et admonesta surtout Mélusine, car elle était l'aînée et possédait un grand ascendant sur ses deux jeunes soeurs. Pour la punir de sa cruauté, elle lui lança un sort :
"Toi Mélusine, qui est la plus ancienne, la plus connaissant, et par qui tout est venu, je te donne le don que tu seras tous les samedis, serpent, du nombril jusqu' en bas du corps ! Mais si tu trouves un homme qui veuille bien te prendre pour épouse et promettre de ne jamais te voir le samedi, tu suivras le cours normal de la vie. Toutefois si ton mari vient à percer ton secret, tu seras condamnée à retourner au tourment jusqu'au jugement dernier"

Mélusine partit d'Avalon et se mit à herrer au hasard. Alors qu'elle avait trouvé refuge dans la forêt de Cé, prés de Lusignan, elle vit arriver un cavalier chevauchant au hasard. Celui-ci passa sans même la regarder. Un peu véxée, elle fit s'arréter le cheval, et constata que ça n'était pas par dédain qu'il ne lui avait pas accordé un regard mais parce qu'il était aveuglé de douleur et de remords. Elle le réconforta, et il lui expliqua qu'il venait de tuer son oncle en forçant un sanglier qui s'était retourné contre les chasseurs et avait mortellement blessé Amauri, duc de Poitiers, dont le jeune homme, Raymondin, était le neveu. La présence de la fée calma rapidement celui-ci : Mélusine le subjugait. Il la demanda en mariage le jour même, et elle l'accompagna quand il retourna chez les siens.
Hélas, certains doutaient de la nature accidentelle de la mort du duc Amauri et accusèrent Raymondin. Le jeune homme fut jugé, mais Mélusine utilisa ses pouvoirs pour le faire innocenter. Elle accepta ensuite de l'épouser, à la condition qu'il ne cherche jamais à connaître ses origines ni à la voir le samedi. En échange, elle lui offrait sa fortune et la promesse d'une nombreuse descandance. Raymondin accepta sans hésitation.

Dès la première année de mariage, Mélusine entreprit la construction de trois places fortes, Vouvant, Mervent et la tour de Saint-Maxent, afin d'accroitre la puissance de la famille de Lusignan qu'elle venait de rejoindre par son union avec Raymondin. Une seule nuit lui suffisait pour édifier d'imposantes forteresses : Tiffauge, Talmont, Partenay furent ainsi édifiées, ainsi que l'église de Saint-Paul-en Gâtine qu'elle fit surgir des champs, et les tours de garde de La Rochelle et de Niort... Elle fait même sortir de terre le chateau de Lusignan.
Elle tint également sa promesse en donnant à Raymondin dix enfants, mais chacun avait une tare physique plus ou moins visible : Antoine, qui a sur la joue une griffe de lion, Guion dont un oeil est plus haut que l'autre, Geoffroy dont l'une des dents mesure un pouce, Urian qui a un oeil rouge et un oeil vert, Oron aux grandes oreilles brillant la nuit, Froimond qui a un gros nez, Thierry, poilu comme un singe, Raymond qui est quelque peu transparent, Armand qui conservera une taille d'enfant, et Renon dont la langue peut traîner par terre. Mais cela mis à part, se sont des enfants forts et en bonne santé, promis à un bel avenir : certains deviendront rois et donneront naissance à d'illustres lignées.
Grâce à Mélusine, la famille croit en puissance et en richesse. Cela éveilla la jalousie du comte de Forez, le propre frère de Raymondin, qui ne perdait pas une occasion de médire sur sa trop talentueuse belle-soeur. Un samedi, il lui rendit visite en son chateau de Lusignan. Ce n'était pas la première fois qu'il remarquait l'absence de Mélusine en ce jour précis, et il rapporta une fois de plus les soit-disant rumeurs que l'on colportait sur le compte de son épouse. Pour réaliser de parleils prodiges mais n'avoir que des enfants tarés, sans aucun doute, elle devait traîter avec le démon... Il poussait son frère à chercher à savoir ce que faisait Mélusine quand elle refusait qu'il la voit. C'était le seul moyen de dissiper les doutes...
D'abord Raymondin resista, car il aimait sa femme et entendait tenir sa promesse, mais son frère évoquait de telles horreurs qu'il voulait avoir la preuve du contraire... Il laissa son frère seul et s'approcha de la pièce dans laquelle Mélusine avait l'habitude de s'enfermer tout le samedi. De la pointe de son épée, il fora un petit trou dans le bois de la porte, et y posa un oeil. Dans une grande cuve de marbre blanc, Mélusine se baignait, peignait ses beaux cheveux, nue de la tête au nombril. Dans l'eau s'agitait légérement une grande queue de serpent, projetant de temps à autre une gerbe d'eau jusqu'au plafond... Raymondin se signa, hésita, puis reboucha dicrétement le trou avec de la cire et retourna auprès de son frère. Celui ci, voyant la triste mine de Raymondin, cru qu'il l'avait bien surpris en compagnie du démon et s'en vanta... Raymondin entra alors dans une grande colère, affirma que Mélusine était totalement innocente et chassa son frère pour l'avoir poussé à rompre sa promesse. La fée avait eu conscience de l'intrusion de son époux, toutefois, en raison de sa réaction en sa faveur, elle décida de lui pardonner cette trahison et fit comme si de rien n'était.

Il ne pouvait cependant pas oublier la terrible scène qu'il avait vue. Un peu plus tard, Geoffroy, le fils à la grande dent, fit bruler l'abbaye de Maillezais, où sont frère Froimond s'était fait moine. Tous les religieux moururent dans l'incendie. Horrifié par ce crime, Raymondin accuse Mélusine d'avoir transmis à Geoffroy sa nature maléfique et la prétend publiqement qu'elle est une très fausse serpente. Mélusine hurle à la trahison mais ne peut se résoudre à partir sans dire adieux à ses enfants, à qui elle fait des recommandations prophétiques. Elle s'enfuit ensuite en s'envolant par la fenêtre, sous sa forme de serpente ailée et survola la tour de Lusignan en poussant des cris déchirants, avant de disparaître. Pourtant son attachement à sa progéniture est le plus fort : elle revint parfois la nuit pour s'occuper de ses deux cadets, qui n'étaient pas encore sevrés, jusqu'à ce qu'ils puissent se passer d'elle. Raymondin, mortifié, se fit ermite à Montserrat.

Par la suite, la fée Mélusine réaparut à chaque fois que l'un des siens allait mourir tourmentée et gémissante, tournoyant seule en plein ciel, et aussi à chaque fois que son chateau changeait de propriétaire...

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