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 Peuples

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Rhadamante

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MessageSujet: Peuples   1/6/2007, 06:30

A

* Amazones
* Arimaspes

C

* Centaure
* Cyclope


D

* Dryopes

H

* Hyperboréens

L

* Lapithes
* Lestrygons
* Lotophages


M

* Minyens
* Myrmidons

P

* Phéaciens

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MessageSujet: Re: Peuples   12/6/2007, 08:41

les Amazones (en grec ancien Ἀμαζόνες / Amazónes ou Ἀμαζονίδες / Amazonides) sont un peuple de femmes guerrières résidant sur les rives de la mer Noire.

L'étymologie populaire admise pendant l'Antiquité décompose le mot en un ἀ- privatif et μαζός / mázos, « sein » en ionien : « celles qui n'ont pas de sein ». Elle ne repose en fait sur rien. On a proposé de faire provenir le terme du nom d'une tribu iranienne, *ha-mazan, « les guerriers », ou encore du persan ha mashyai, « les Peuplades [des steppes] ».


La légende des Amazones

Selon la légende, les Amazones habitent les rives du Thermodon, en Cappadoce dans l'actuelle Anatolie. Elles tuent leurs enfants mâles ou les rendent aveugles ou boiteux, pour ensuite les utiliser comme serviteurs. Quant aux femmes, elles coupent leur sein droit pour faciliter le tir à l'arc. Pour assurer la perpétuation de leur civilisation, elles s'unissent une fois par an avec les hommes des peuplades voisines dont elles choisissent les plus beaux.

Les attributs des Amazones sont le πέλτη / péltê, un bouclier léger en forme de demi-lune, la lance, l’arc et les flèches propres aux cavaliers des steppes, le cheval et la hache — σάγαρις / ságaris d'abord, puis double hache à partir de l'époque hellénistique, par exemple chez Quintus de Smyrne. Le signal avant la bataille est donné par le sistre (sorte de grelot) généralement de bronze.

De nombreux héros grecs — Bellérophon, Achille, Héraclès, Thésée ou encore Priam — ont eu affaire à elles. Curieusement, chacun eut sa reine à aimer et, finalement, à tuer. Achille affonte Penthésilée venue secourir les Troyens, s'en éprend et la tue dans le même temps. Priam, le vieux roi troyen, a lui-même repoussé une invasion amazone. Héraclès doit s'emparer de la ceinture d'Hippolyte et finit par massacrer cette dernière, ainsi que ses compagnes.

Selon une tradition que Plutarque attribue à l'atthidographe Philochore, Thésée se joint à l'expédition d'Héraclès après avoir mené à bien le synœcisme d'Athènes. Il reçoit Antiope comme part du butin. Selon une autre tradition que Plutarque rapporte notamment à Hellanicos, Thésée part seul et capture lui-même Antiope. Les Amazones répliquent en envahissant l'Attique — après avoir passé le Bosphore pris dans les glaces, selon Hellanicos. Le combat devant Athènes se déroule au mois de Boédromion, d'où la fête des Boédromies. Thésée a un fils d'Antiope (également appelée Hippolyte par certains auteurs), Hippolyte. Bellérophon, enfin, après avoir tué la Chimère, affronte et vainc les Amazones.

Les Amazones voient leur continuité au féminin ; la légende dit qu’elles tuent les enfants mâles et n’élevent que les filles, ce qui paraît difficile pour assurer leur perpétuation. Il est donc plus probable qu'après le sevrage, les garçons soient confiés aux hommes avec lesquels elles ont enfantés. Cela présuppose davantage un type de société matriarcale, ce dont les Grecs avaient horreur, raison pour laquelle ils blâment tant cette population. La légende rapporte également que les Amazones ne gardent auprès d’elles que des hommes mutilés, estropiés, prétendant que cela augmenterait leur capacité sexuelle, supputant que l’infirmité empêcherait les hommes d'être violents et d’abuser du pouvoir. Il paraîtrait à ce propos que la reine Antianeira ait répondu à une délégation d’hommes scythes qui s’étaient proposés comme amants exempts de défauts physiques que « l’estropié est le meilleur amant ».

Alexandre et les Amazones

Une tradition située à la frontière de l’histoire et du mythe attribue à Alexandre le Grand une rencontre avec la reine des Amazones, Thalestris (ou Minithya). Cette tradition issue de la « Vulgate d’Alexandre » (Diodore de Sicile, Quinte-Curce, Justin) provient notamment de Clitarque et d’Onésicrite, contemporains des conquêtes de l’Asie dont les récits délivrent une part de fables et de merveilleux. Un historien de la conquête, non identifié (peut-être Onésicrite), juge qu’Alexandre se doit de rencontrer les Amazones car Héraclès et Achille, ses ancêtres mythiques, les ont combattu.

Diodore écrit que la reine des Amazones désire un enfant d’Alexandre : « Par ses exploits, il était en effet le plus brave de tous les hommes tandis qu’elle l’emportait sur le reste des femmes par sa force et sa bravoure. Celui qui naîtrait de parents excellents surpasserait donc le reste de l’humanité ». Quinte-Curce ajoute que « treize jours furent consacrés à satisfaire la passion de la reine ».

Cette rencontre avec la reine des Amazones est considérée comme une fiction par Plutarque et Arrien. Ces deux historiens antiques, soucieux d’authenticité, suivent l’avis de Ptolémée, d’Aristobule et de Douris de Samos qui déjà contestent la réalité de cette rencontre. Pour autant Arrien et Plutarque en recherchent le fondement historique :

* Une ambassade scythe arrive auprès d’Alexandre à Samarcande en 328 avant J.-C. ; un chef de tribu scythe offre la main de sa fille à Alexandre.
* D’après Arrien (IV, 15, 1-6) et Quinte-Curce (VIII, 1, 7-9), le chef des Chorasmiens, un peuple des bords de l’Aral, propose à Alexandre de mener campagne contre les Amazones.
* D’après Arrien (VII, 13, 2), Atropatès le satrape de Médie fait don à Alexandre de 100 femmes scythes dont il est dit qu’elles seraient des Amazones.

Suivant l’avis d'Hérodote, qui déjà considère les Amazones commes des femmes scythes ou sauromates, Arrien et Plutarque tentent d'apporter une base historique à un récit légendaire.

Les Amazones ont-elles existé ?

Hérodote fournit dans une digression (IV, 110-117) une version historicisée de la légende des Amazones. À la suite de violents combats avec les Égyptiens 2000 ans av. J.-C., des tribus scythes occupent la Cappadoce. Des guerriers scythes sont exterminés dans une embuscade et les femmes restées seules prennent les armes. Selon Hérodote, le nom amazone signifie (à tort) « privée de mamelle », les Grecs pensant que c'est dans le but de tirer plus facilement à l’arc. En langue caucasienne, ce nom signifierait par contre « ceux qui ne mangent pas de pain » (ce qui reporte aux sociétés nomades et donc non agricoles) ou « ceux qui vivent ensemble » ou pourrait faire allusion à une éventuelle « ceinture magique » portée par les Amazones.

Le cheval est inséparable des populations des steppes, ce qui est le cas des Scythes et des Sauromates renommés dans l’Antiquité comme éleveurs de chevaux et excellents archers. On peut supposer à la suite d'Hérodote que les Amazones sont les épouses des Scythes et des Sauromates qui, fait inconcevable pour un Grec, ont le droit de chevaucher et de guerroyer. De là est né le mythe de farouches guerrières, élevées comme telles.

Des fouilles archéologiques récentes, conduites par Jeannine Davis-Kimball à la frontière entre la Russie et le Kazakhstan, ont permis de mettre à jour des tombes de femmes guerrières, enterrées avec leurs armes entre 600 et 200 av. J.-C. L'une des tombes était richement garnie de nombreux objets et bijoux féminins et également de 100 pointes de flèches. Une enquête approfondie menée dans la même région a démontré l'existence d'une tradition vivace de la femme archer et cavalière émérite, leur arc étant de forme très caractéristique exactement identique à celui qui est représenté sur les céramiques antiques. Des relations génétiques ont également été prouvées entre les restes humains trouvés dans les tombes et certaines familles Mongoles dont des filles naissent parfois blondes, caractéristique particulière des Amazones, ce qui est un fait absolument unique dans ces ethnies à la chevelure uniformément noire et qui tend à prouver un mélange entre des tribus mongoles et les restes de l'ethnie des Amazones dont l'origine exacte reste encore un mystère[

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MessageSujet: Re: Peuples   12/6/2007, 08:43

Les Arimaspes sont un peuple légendaire de Scythie, au-delà des Monts hyperboréens. Ils guerroyaient sans cesse contre les Griffons, gardiens de l’or du pays. Ils aparurent dans l'ouvrage de l’écrivain grec Aristée de Proconnèse, au VIIe siècle av. J.-C., qui les décrit comme n'ayant qu'un œil, à l'instar des cyclopes.

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MessageSujet: Re: Peuples   12/6/2007, 08:45

les centaures (en grec ancien Κένταυροι / Kéntauroi) sont des créatures mi-hommes mi-chevaux que l'on disait issues soit d'Ixion et de Néphélé, soit de Centauros et des juments de Magnésie.

Récits mythologiques

Une étymologie ancienne fait dériver leur nom de deux mots grecs : κεντειν / kentein, « piquer », et ταυρος / tauros, « taureau ». Dans l'Iliade cependant, Homère utilise le mot φηρ / phêr, « bête » (I, 268 et II, 743) pour désigner les adversaires de Pirithoos, décrits comme de sauvages habitants des montagnes de la Thessalie. Le terme de « centaure » est réservé à Chiron, « le plus juste des centaures » (XI, 832).

Les centaures étaient décrits comme ayant la partie supérieure du corps humaine, et la partie inférieure équine. Ils vivaient à l'origine sur le mont Pélion, en Thessalie. Parmi les plus connus (outre Centauros, leur ancêtre commun), on peut citer :

* Chiron ;
* Eurytion ;
* Hyléos et Rhoécos ;
* Nessos ;
* Pholos.

L'agression d'Atalante

Atalante croisa un jour la route de deux centaures, Hyléos et Rhoécos : ceux-ci voulurent abuser de la jeune vierge, mais furent transpercés par ses flèches.

Le combat contre les Lapithes

Les centaures du Pélion avaient pour voisins les Lapithes, dont ils descendaient par Ixion. Ils furent invités à l'occasion du mariage du roi Pirithoos avec Hippodamie (tout comme Thésée), mais le banquet tourna mal : plusieurs centaures ivres, notamment Eurytion, tentèrent de violer Hippodamie et d'autres femmes Lapithes. Un combat s'engagea au cours duquel de nombreux centaures furent tués. Les autres, chassés du mont Pélion, se réfugièrent la plupart autour de Pholos sur le mont Pholoé.

Le combat contre Héraclès

Héraclès fut un temps l'hôte de Pholos tandis qu'il traquait le sanglier d'Érymanthe. Il exprima un jour le souhait de boire du vin : Pholos le prévint qu'il n'osait ouvrir la jarre à vin, qui était commune à tous les centaures. Mais sur l'insistance du héros, il s'y résolut : alors les autres centaures, sentant l'odeur du vin, devinrent furieux et se jetèrent sur Héraclès, qui en tua plusieurs et poursuivit les autres.

Mort de Chiron et dispersion des centaures

Après avoir été chassé du mont Pélion, Chiron s'était installé au cap Malée. Or les autres centaures, toujours traqués par Héraclès, parvinrent jusqu'à lui ; là, le héros utilisa ses flèches empoisonnées et en décocha une par mégarde sur Chiron, son tuteur. Celui-ci, rongé de douleurs mais ne pouvant mourir parce qu'il était immortel, obtint finalement de Zeus de mourir à la place de Prométhée.

Les rares survivants furent par la suite dispersés dans le Péloponnèse ou près d'Éleusis, avec l'aide de Poséidon qui en cacha certains.

Interprétation

Si l'on excepte Pholos et Chiron, tous deux « avisés » (leur parenté est d'ailleurs différente des autres), les centaures symbolisaient pour les Grecs les appétits animaux (concupiscence et ivresse en sont les traits caractériques). Ainsi le combat contre les Lapithes peut se lire comme une parabole de l'affrontement des états civilisé et sauvage.

L'origine de leur représentation est généralement expliquée ainsi : le cheval a été introduit en Grèce dès le XVIe siècle av. J.-C., mais n'était alors utilisé que comme bête d'attelage ; les centaures représenteraient, dans les légendes de l'Âge héroïque, les premiers cavaliers.

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MessageSujet: Re: Peuples   12/6/2007, 08:47

Les Cyclopes forment une race de créatures fantastiques dans la mythologie grecque. Ce sont des géants n'ayant qu'un œil au milieu du front. Le mot est une transcription du grec κύκλωψ / kýklôps, qui vient de κύκλος / kýklos (« la roue », « le cercle ») et de ὤψ / ôps (« œil »), que l'on pourrait traduire par « œil rond ». Selon Hellanicos, les Cyclopes tirent leur nom de leur père, Cyclope, fils d'Ouranos.


Mythe

Les légendes qui les concernent sont contradictoires : il ne faut pas les confondre avec les Géants, nés du sang d'Ouranos et tués lors de la gigantomachie ; il faut aussi veiller à distinguer plusieurs races successives : ouraniens, forgerons, bâtisseurs et pasteurs (seuls les cyclopes ouraniens et pasteurs sont mentionnés par Homère).

Cyclopes ouraniens

Ces cyclopes sont les enfants d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre). Leur nom devient synonyme de force et de pouvoir et désigne des armes exceptionnellement bien travaillées.

Ils sont trois : Brontès (Tonnerre), Stéropès (Éclair) et Argès (Foudre). Ouranos, effrayé par leur force, les enferme dans le Tartare. Plus tard, leur frère Cronos les libère, ainsi que les Hécatonchires et les Géants. Ils l'aident à renverser et à castrer Ouranos, mais Cronos, redoutant à son tour d'être vaincu par eux, les renvoie dans le Tartare où ils restent jusqu'à leur libération par Zeus. Reconnaissants envers ce dernier, ils fabriquent le foudre que Zeus utilise comme arme pour renverser Cronos et les autres Titans. Argès ajoute la lueur, Brontès l'orage et Stéropès les éclairs. Ces armes de foudre deviennent les armes de prédilection de Zeus grâce auxquelles il peut vaincre Cronos et les Titans, et devenir le maître de l'Univers.

Ces cyclopes créent aussi le trident de Poséidon, l'arc et les flèches d'Artémis et la kunée d'Hadès (casque qui rend son porteur invisible et que l'on retrouve dans plusieurs légendes).

Dans une version du mythe, les Cyclopes sont tués par Apollon après que Zeus a tué son fils, Asclépios, avec l'arme forgée par les Cyclopes, alors que ce dernier avait ramené à la vie plusieurs morts.

Selon Phérécyde de Syros (in Fragments d'histoire grecque, Jacoby), ce ne sont pas les cyclopes mais leurs fils qu'Apollon anéantit pour se venger de la mort d'Asclépios.

Cyclopes forgerons

Ces cyclopes servent d'aides à Héphaïstos. On connaît les noms de deux d'entre eux, Acamas et Pyracmon.

Cyclopes bâtisseurs

Un groupe de cyclopes au service du roi Proétos construit les murs de la cité de Tirynthe, la ville natale d'Héraclès. Ces murailles sont qualifiées de cyclopéennes. Ils construisent aussi les murs de Mycènes et la porte des Lions. Ils ont un sanctuaire dans l'isthme de Corinthe.

Ces cyclopes sont appelés encheirogasteres (« ceux qui ont des mains au ventre »), car ils travaillent pour gagner leur vie.

Cyclopes pasteurs

Les Cyclopes pasteurs incarnent un génération tardive, loin d'être aussi brillante que les précédentes. Ils se contentent de vivre de l'élevage en Sicile. Le terme « Cyclope » se réfère alors habituellement à l'un des représentants de cette race de Cyclopes dont le mieux mis en valeur par Homère est le fils de Poséidon et de Thoosa : Polyphème. Il existe aussi Télémus.

Chez Homère et Virgile, les Cyclopes, fils de Poséidon, sont des géants sauvages et cannibales, ne craignent ni les dieux ni les hommes. Ils vivent en élevant des moutons, notamment dans l'île de Trinacrie (Sicile).

Origines

On connaît leur penchant pour le travail des métaux : certains spécialistes pensent donc que la légende des cyclopes provient de forgerons qui portaient réellement une protection sur un œil, de peur d'être aveuglés en cas de projection d'escarbilles brûlantes. Les forgerons portaient également des tatouages en l'honneur du soleil, ce qui pourrait être une autre origine du mythe.

La génération des cyclopes pasteurs est clairement différenciée des précédentes. Ils sont très probablement des additions tardives au Panthéon et n'ont pas ou peu de relations avec les forgerons.

On pense aussi souvent que les légendes associées à Polyphème ne sont pas vraiment issues du mythe des cyclopes mais n'y ont été associées que par l'inclusion de Polyphème dans l'Odyssée par Homère. Polyphème pourrait avoir été un démon local ou une sorte de monstre. Les triomates des légendes crétoises pourraient en être la véritable origine — ils étaient une race rurale d'ogres se nourrissant de chair humaine et qui portaient un troisième œil à l'arrière de la tête. Cet œil excepté, ils ressemblent beaucoup aux cyclopes d'Homère.

Une autre source possible des légendes sur les cyclopes pourrait être la présence de crânes préhistoriques de proto-éléphants trouvés par les Grecs (on en rencontre encore aujourd'hui) en Crète. La large cavité nasale (pour la trompe) qui est très visible au centre du crâne aurait été confondue avec une orbite oculaire de grande taille. Étant donné le peu d'éléphants vivants que les habitants pouvaient rencontrer, ils avaient peu de chance de reconnaitre l'origine exacte du crâne.

Mais l'explication la plus vraisemblable est celle d'une origine indo-européenne du mythe. Les langues des Grecs, des Celtes et de tous les autres peuples indo-européens étaient issues d'une même langue-mère. Il est donc naturel de penser que ces peuples avaient des mythes communs remontant à un très lointain passé. Dans les croyances irlandaises, on trouve des créatures appelées les Fomoire, qui n'avaient qu'un œil, qu'un bras et qu'une jambe et qui vivaient sur des îles périphériques. Leur roi était Balor. De ces caractéristiques, les Grecs n'ont retenu que l'unicité de l'œil. Dans les croyances des Ossètes, peuple de langue iranienne, figurent des ogres à un œil.

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MessageSujet: Re: Peuples   12/6/2007, 08:48

Les Dryopes étaient, à ce qu'on croit, sortis de l'Arcadie. Ils se fixèrent à une époque reculée sur les bords du Haut-Céphise et au sud du mont Œta (Dryopide), d'où ils étendirent leurs ravages dans les environs.

Héraclès les chassa de ce pays, qui reçut alors les Doriens et prit le nom de Doride. Les Dryopes se dispersèrent et allèrent, les uns en Argolide où ils élevèrent Asiné, les autres en Eubée où ils fondèrent Caryste ; quelques-uns passèrent en Asie, avec des émigrants athéniens et ioniens, et s'établirent près de Cyzique; quelques-uns même abordèrent dans l'île de Chypre.

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MessageSujet: Re: Peuples   12/6/2007, 08:49

les Hyperboréens (en grec ancien Ὑπερϐόρεοι / Hyperbóreoi) étaient un peuple mythique qui habitait aux confins septentrionaux du monde habité.

Leur terre, appelée Hyperborée (« au-delà de Borée, le vent du nord »), était parfaite, avec le soleil qui y brillait vingt-quatre heures par jour. Selon Diodore, Apollon (divinité solaire), passait son hiver à leur côté, sa mère Léto étant née en Hyperborée. Thésée et Persée visitèrent aussi les Hyperboréens.

De grandes quantités d'or y étaient trouvées, gardées par les griffons.

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MessageSujet: Re: Peuples   12/6/2007, 08:49

les Lapithes ou Laphites (en grec ancien Λαπίθαι / Lapíthai) sont une tribu grecque habitant le nord de la Thessalie. Pirithoos, fils d'Ixion, demi-frère des centaures, était leur roi. Il refusa de donner leur part d'héritage aux centaures et une guerre s'ensuivit.

Leur nom viendrait de Lapitha, fille d'Apollon

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MessageSujet: Re: Peuples   12/6/2007, 08:51

les Lestrygons (en grec ancien Λαιστρυγόνες / Laistrugónes) sont un peuple mythique féroce et cannibale. Ils sont principalement cités dans l'Odyssée d'Homère, qui parle des « Lestrygons robustes, moins hommes que géants » (X, 120).

Après son second départ de chez Éole, le maître des Vents, Ulysse touche le septième jour :

« (...) au pays lestrygon, sous le bourg de Lamos, la haute Télépyle, où l'on voit le berger appeler le berger : quand l'un rentre, il en sort un autre qui répond ; un homme dégourdi gagnerait deux salaires, l'un à paître les bœufs, l'autre les blancs moutons ; car les chemins du jour côtoient ceux de la nuit. »
(X, 82-86)

Ce passage a parfois été interprété comme une allusion à la longueur des journées estivales dans l'Extrême-Nord. Cependant la tradition situe plutôt les Lestrygons en Sicile orientale — ou sur la côte sarde selon Victor Bérard.

Ayant accosté, Ulysse envoie des éclaireurs qui rencontrent la fille d'Antiphatès, le roi des Lestrygons. Celle-ci leur désigne la demeure de son père, mais sitôt qu'ils y entrent, la reine ameute son mari qui tue et dévore plusieurs hommes. Les survivants regagnent les navires, poursuivis par des milliers de Lestrygons qui provoquent un grand massacre parmi les compagnons d'Ulysse. Celui-ci parvient à fuir dans un vaisseau, avec quelques survivants.

Cet épisode précède l'arrivée d'Ulysse chez Circé, sur l'île d'Ééa.

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MessageSujet: Re: Peuples   12/6/2007, 08:52

les Lotophages (en grec ancien Λωτοφάγοι / Lôtophágoi) sont un peuple imaginaire cité dans l'Odyssée d'Homère.

Leur nom signifie « mangeur de lotos », une sorte de plante qui les rendaient amorphes. Deuxième étape du périple d'Ulysse après les Cicones, celui-ci envoie trois hommes reconnaître les lieux.

« Mais, à peine en chemin, mes envoyés se lient avec les Lotophages qui, loin de méditer le meurtre de nos gens, leur servent du lotos. Or, sitôt que l'un d'eux goûte à ces fruits de miel, il ne veut plus rentrer ni donner de nouvelles. »
(ibid., IX, 91-97, trad. Victor Bérard)

Ulysse doit ramener de force ses compagnons sur les navires, et rembarquer aussitôt.

Selon Jean Bérard, cette escale d'Ulysse symbolise un danger particulier qui pèse sur tous les explorateurs : celui d'un « accueil si bienveillant », d'une terre si hospitalière, qu'elle prive les marins de l'envie de retour.

Pour Jean-Pierre Vernant (L'Univers, les Dieux, les Hommes, p. ?), le passage par les Lotophages marque pour Ulysse l'accès aux mondes inconnus et inquiétants, que son parcours va désormais avoir à affronter. Surtout, parce que ses habitants offrent la délicieuse nourriture de l'oubli, il est la première étape d'une épreuve existentielle, celle de la défaillance de la mémoire. Sur le périple d'Ulysse, pèse en effet le danger permanent de l'effacement du souvenir et de la perte du désir de retourner dans la patrie natale. Pour être homme, il faut pouvoir surmonter l'oubli, « se souvenir de soi et des autres ». Tel est l'arrière-plan de toutes les aventures d'Ulysse.

Dès l'Antiquité, les historiens ont fait correspondre l'île des Lotophages avec l'île de Djerba, située au sud-est de la Tunisie.

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MessageSujet: Re: Peuples   12/6/2007, 08:53

Les Minyens sont un peuple ancien, race légendaire de héros vivant en Grèce dont la branche principale semble d'après l'Iliade avoir vécu à Orchomène en Béotie et à Iolcos en Thessalie.

Comme la plupart des Argonautes descendaient des Minyens, ils sont souvent désignés par ce nom.

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MessageSujet: Re: Peuples   12/6/2007, 08:53

Les Myrmidons (en grec ancien Μυρμιδόνες / Myrmidónes, du grec ancien μύρμηξ / mýrmex veut dire « fourmi ») sont un peuple mythique de Grèce. Dans L'Iliade d'Homère ils participent à la guerre de Troie sous les ordres d'Achille[1]. Leur ancêtre éponyme est Myrmidon, un roi de Phthie, fils de Zeus et Euryméduse, princesse de Phthie. Elle fut séduite par Zeus alors qu'il avait pris la forme d'une fourmi. Un mythe étiologique sur leurs origines se basant sur leur étymologie supposée - en grec ancien le nom s'interprétait « peuple-fourmi », de « murmekes », « fourmis » - fut mentionné pour la première fois dans Les Métamorphoses d'Ovide, dans lequel les Myrmidons étaient de simples fourmis travailleuses sur l'île d'Égine.

Héra, reine des dieux, fera tuer tous les habitants humains d'Égine avec une peste parce que l'île était nommée en honneur de l'une des amantes de Zeus. Le roi Éaque, fils de Zeus et la cible du courroux de Héra ainsi que sa mère, pria à son père de repeupler l'île. Puisque les fourmis de l'île n'avaient pas été touchées par la peste, Zeus les transforma en un peuple, les Myrmidons. Ils sont aussi féroces et robustes que des fourmis, et très loyaux à leur chef. Ils portent de l'armure brune dû à leurs origines.

Après une période de temps non définie Éaque exila ses deux fils, Pelée et Télamon pour avoir tué leur demi-frère, Phocus. Pelée alla en Phthie ; un groupe de Myrmidons le suivra. Le fils de Pelée, Achille, les emmenera à Troie pour y lutter dans la guerre de Troie. Ils sont décrits en tant que loyaux serviteurs d'Achille dans la plupart des récits de la guerre, d'Homère au film Troie.

Une autre tradition maintient que les Myrmidons n'ont aucun origine fantastique, mais sont tout simplement les descendants de Myrmidon, un noble thessalien marié à Peisidice, la fille d'Éole, roi de Thessalie. Myrmidon était le père d'Actor et d'Antiphus ; le premier invita Pelée à rester en Thessalie.

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