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 Chapitre 4: Le Dieu Unique

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Rhadamante

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MessageSujet: Chapitre 4: Le Dieu Unique   20/4/2007, 04:12

Les deux duellistes se regardèrent comme chien de faïence. Thana, son armure étincelant de lumière argenté baignait le paysage de dunes de lumière. Son épée, d'argent et de mythrill, créée par l'imagination du jeune Dieu, se balançait de droite à gauche, impatience de porter des coup. Son adversaire, le fils du père des Dieux d'Asgard, Thor, lui renvoyait un sourire sadique. Son armure d'adamantium, verte et or à la fois, semblait pouvoir résister à la fin du monde. Son marteau, Mjollnir, a été conçut pour vaincre les géants et autres créatures du monde souterrain. Thana savait qu'il lui serait impossible de le battre par la force, il devrait mettre ses talents de mage à l'épreuve.

Thor disparut de son champ de vision. Le marteau surgit sur lui, rapide comme l'éclair qui l'anime. Son épée para plusieurs de ses coups avant de succomber aux chocs. Elle s'envola en l'air, s'envolant toujours plus haut.

Thana se téléporta à plusieurs lieux du combat, le corps en sueur et le souffle coupé.
Comment peut-il être aussi rapide alors qu'il n'a aucune notion de magie ?
Sa réflexion fut coupée par l'arrivée de Thor. Il courait de dune en dunes, sautant de l'une à l'autre avec autant d'aisance qu'une sauterelle. Thana rappela son épée, cette dernière descendit du ciel et vint se planter dans sa main à l'instant même où Thor le frappa.

La dune explosa sous la pression des deux armes. Thana disparut à nouveau et profita de l'instant present pour frapper le colosse par derrière. L'arme rencontra l'armure et fut repoussée par la violence du coup. L'armure était à peine égratignée, comme si le coup n'avait été qu'une simple caresse.

Thor fit volte face, prit le bras de Thana dans la foulée et le souleva de terre. Son sourire ne s'était pas effacé:
« Petit dieu, croyais-tu réellement pouvoir me battre ? J'ai combattu bien des géants plus doué que toi durant des millénaires, j'ai battu des dieux et des mondes à moi seul. Odin t'as envoyé ici afin que tu meurs. Ah ah ah ah »

Son rire tonitruant fit vibrer l'air, arrachant les tympans et broyant le corps. Thana se concentra.

Odin ne peut m'envoyer ici pour mourir... il a confiance en moi. Pourquoi ?

Des flammes entourèrent le corps du garçon, flammes qui devinrent bientôt un pilier de lave. Thor soutint la chaleur et lui broya le bras. La lave continua à chauffé, ionisant l'air et brûlant le sable à proximité. Thor ne sembla par s'apercevoir de la transformation du sable en verre. Pourtant se dernier, fondu, coula autour du corps de l'homme, s'entortillant comme un serpent.

Il fut trop tard avant que tout son corps ne fut enduit de cette substance. Le pilier de feu s'arrêta aussitôt et un vent glacé vint rigidifié le tout.

Thana tomba au sol, fatigué et blessé. Il marcha vers l'horizon.

Plusieurs heures passèrent avant que le bruit de l'explosion de la prison de verre réveilla Thana. Il était allongé sur le sable. Sa tête le brûlait et son bras lui retourna l'estomac. En dépits de toute sa volonté pour se soigner, il ne put mettre fin à ses blessures. Il avait fabriqué une attelle afin d'éviter d'empirer la blessure.

Il ne peut remédier aux blessures faites par un dieu mais peut changer le monde. Il doit donc faire plus attention aux actions de son ennemi. Il ressent la douleur comme un humain, les dieux sont donc aussi faible qu'eux. Peuvent-ils mourir ?

Thana ne souhaite pas vérifier ses hypothèses. Mais si jamais les corps des dieux peuvent succomber aux coups de leur semblable, alors cela signifie qu'ils ne sont pas si immortels qu'ils le prétendent.

Le soleil ne s'était pas déplacé d'un pouce durant tout ce temps. D'ailleurs le temps ne semblait pas avoir effet en cette zone. Où pouvaient-ils bien être ? Un monde parallèle, sans temps ni espace ? Et qu'était-ce donc tout ce charabia sur cette Justice ?

Thana était tellement perdu dans ses pensées qu'il ne vit pas Thor sauté sur lui. Son visage était grièvement brulé au niveau des cartilages, il lui manquait une oreille. Il sentit un moignon rentrée dans ses côtes, trois phalanges en depassaient.

« Que m'as-tu fait vermine ? Comment as-tu pu faire ça !? »

La colère se lisait dans les yeux de Thor, mais aussi la peur. Une peur irrépressible, insoutenable, une peur de perdre et de mourir. Il répéta ses questions, plus violemment. Thana se dégagea de son emprise et lui rit au nez:
« Les dieux peuvent tuer les dieux. Tu en feras bientôt l'expérience.
-Jamais tu ne pourras me vaincre ! »

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Maegluin

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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Le Dieu Unique   27/4/2007, 15:57

Le matin se lève sur la capitale du Danevik. Les brumes nocturnes lentement se dispersent sur les rives et les fjords.

Le port de Swalinn est noir de monde. Femmes et enfants évacuent la cité. Maintenant que la flotte ennemie n’est plus qu’un risible souvenir, le Danevik met à l’abri outre-mer, les non-belligérants. Chaque jour, des douzaines de grands transports Brittoniens ou Islandais appareillent vers une destination gardée secrète.
Dans le fjord, ils croisent les bâtiments de pêche et les baleiniers qui reviennent, chargés des nourritures abondantes prélevées dans les flots généreux de l’Océan des Glaces.
Un peu plus loin, à l’embouchure du fjord, sous la protection des puissantes forteresses des falaises, attendent les transports de troupe.
Déjà, un fort contingent de la Grande Armée occupe la plage de Lellding, reprise aux démons , soutenus et ravitaillés par les Iles de Shet, à deux ou trois petites heures de mer.
Bientôt un second corps de troupe appareillera pour une campagne de reconquête du Bélénos.

Depuis l’observatoire de la Grande Tour de la Citadelle Haute, Thorwal Wulfgardson observe le port. Les plans de bataille sont prêts. Les hommes entraînés et enthousiastes.

Mais le Roi est inquiet :Son œil gauche reste aveugle et douloureux.
Une quinzaine de jours auparavant, une violente douleur l’a réveillé en pleine nuit. Avec horreur, il a constaté que son œil était devenu aveugle. Les médecins et sorciers, déconcertés, n’ont rien pu faire pour lui rendre la vue. Aucune lésion visible, aucune réaction anormale, ont-ils dit, impuissant.

Interrogée, la vieille Drurarnn émit l’hypothèse que cette cécité pouvait être en rapport avec la quête entreprise par son âme. Mais, si Thorwal en doute, il espère vraiment que la vieille Prophétesse a raison.
Pour les Vikings, si une blessure de guerre reste honorable, le handicap physique spontané est considéré comme une punition divine. Celui qui en est frappé perd tout droit au commandement. Il est donc primordial de cacher ce problème le plus longtemps possible.

Malgré les difficultés, Thorwal a dissimulé cette infirmité soudaine à ses hommes. Seule Neige en avait été informée. La Femme-Louve l’a longtemps considéré en silence, usant des sens aigus de son peuple, avant de déclarer : « Ne t’inquiète pas, ça reviendra vite. Aucune maladie, aucune lésion… Lorsque ton âme te reviendra, tu retrouveras l’usage de ton œil. »
Thorwal ne l’a pas interrogé d’avantage.

Pourtant, deux jours auparavant, les choses se sont aggravées. En plein milieu d’un repas pris en commun avec les principaux chefs de son armée, il a ressenti une violente douleur à la main gauche. Immédiatement suivi d’une paralysie complète de celle-ci. Il a dû prétexter un rendez-vous urgent et quitter la pièce sous les regards interrogateurs.
Depuis, malgré tous ses efforts, sa main reste froide, inerte et insensible. Exactement comme si une épée l’avait tranché. Pour couper court à toute discussion, il arbore un bandage épais et raconte une histoire de blessure au cours d’un entraînement d’épée. L’alibi tiendra un moment, mais ce ne sera pas éternel…Bientôt quelqu’un finira par réaliser l’infirmité du roi et le conseil des notables et des bourgeois intriguera pour obtenir son abdication.

Bientôt…
Bientôt, il ne lui restera qu’à s’arranger avec Sven pour réellement se faire trancher la main et crever l’œil dans un simulacre d’entraînement…ou espérer le retour rapide de son âme.

Le matin se lève sur la capitale du Danevik. Les brumes nocturnes lentement se dispersent sur les rives et les fjords ...lorsqu’elle revient…comme un éblouissement…le brutal afflux d’image d’une autre vie envahissant sa mémoire…les souvenirs de personnes, d’évènements étranges…La vision d'un Loup immense accompagne la douleur dans sa main qui se crispe…les éclairs lumineux qui irradient dans son œil se superposent avec le souvenir d'une tête tranchée, aux yeux luisant dans le soir...

Comme Neige à quelque pas derrière lui, le roi s’effondre sur le sol, l'esprit submergé par cet afflux de sensation, de souvenir. Tous deux l’écume aux lèvres et le corps agité de convulsions épileptiques…Sous le regard horrifié des gardes.
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Rhadamante

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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Le Dieu Unique   8/5/2007, 02:21

HRP: tes petits vikings vont etre ravi d'entrer dans la guerre ^^

RP:


Le Dieu Unique pleure ses sujets. Il ressent les griffes et les crocs des démons se refermer sur les hommes, acides et brûlants comme la lave. Il frisonne de peur, la haine des diables le pétrifie, la violence des combats lui glace le sang. Et pourtant, il ne peux rien faire pour y remédier. Il regarde par la fine lucarne le monde extérieur mais ne voit toujours rien. Est-il au moins sur un Monde ? Il en doûte. Qui est ce Justice ?

L'odeur putride de la mort a envahi tout le Bélénos, emplissant les poumons d'air âcre et malsain. Les premiers maladies humaines se sont déployées, la peste, le choléra se développent à grande vitesse, ravageant les hommes aussi vite que la guerre. Cela fait déjà plus d'une semaine qu'elle dure, le débit n'ayant jamais baisser de jour comme de nuit. Le sol est jonché de cadavres de toutes sortes, le sol... a-t-il eu jamais un sol ? Les rivières sont rouges de sang et l'herbe ne pousse plus. Les arbres meurt noyés dans un liquide visqueux, les plantes sont piétinées avant d'être recouvertes de chairs de provenance quelconque. Un décors bien morbide s'offre au yeux des guerriers vikings à leur arrivé.

Il croyait arrivé sur le flanc arrière des démons du Helheim mais seul un immense champ de bataille, sans ordre ni joie de combattre les attend. Jamais ils n'avaient vu des hommes se combattre ainsi, le visage aussi mort que leur adversaire, la rage de victoire aussi vide que leurs yeux. Ce n'est plus une bataille, c'est un désastre.


Le soleil l'éblouit, lui, un Dieu Unique. Quel homme peut avoir une telle puissance magique pour détenir prisonnier un être suprême comme lui dans de telle condition ? Justice. Il n'a jamais vu son visage et pourtant il lui semble familier. Ses gestes, son regard perçant, son éternel goût pour la délicatesse et le tact lui rappelle cette personne. Non, cela est impossible. Jamais un Dieu n'a pu jusqu'à aujourd'hui développer de tels pouvoirs.


Les éclaireurs Danevikings s'arrêtèrent net devant ce spectacle. Un démon cornu, au cuir couvert de sang, déchiquetait un homme, lui arrachant la jambe d'en d'horrible cri de souffrance. Il ne semblait pas prêter guère d'attention au cinq hommes venant d'arrivée. Il était seul, pas un seul combat à l'horizon. Les sols, comme dans tout le Bélénos étaient couvert de chair et de sang. Les guerriers s'étaient couvert le nez et la bouche d'un tissu humide, afin de filtrer l'air ambiant et d'éviter toutes infections. L'oeil rouge du démon se posa enfin sur le groupe. Du sang ressortit de sa gueule béante, des morceaux de chairs tombèrent par terre. Il laissa l'homme pour mort et se dirigea, boitant, vers les guerriers, toutes griffes sortis.

Mais les éclaireurs ne réagirent pas, ils étaient fixés sur l'oeil rouge du démon. On n'y lisait pas la haine et la soif de sang qu'ils auraient voulu voir mais le désespoir, la tristesse, une envie de mourir inhabituelle chez une telle chose. Le chef de la patrouille se ressaisi et prit une lance à terre. Il s'avança vers le démon d'un pas calme et serein. Ce dernier continua se lente procession, balançant ses bras en avant dans des gestes frénétiques. La lance s'enfonça dans son thorax, le sang acide gicla sur les chairs au sol, les brûlant ou les vaporisant. Mais le guerrier ne lâcha pas prise et poussa de toute ses forces sur la lance. Le démon tomba à la renverse, ses bras balayant devant lui à la recherche d'une cible à frapper. Mais le Daneviking prit ses distances et revint vers ses compagnons. Ils regardèrent le démon mourir, ses bras perdant peu à peu de leur force avant de s'écrouler au sol, le chef prit alors la parole:

« Ils ne sont plus que des marionnettes, seulement capable de tuer. Nous arrivons trop tard, la frénésie de la guerre les a déjà tous emporté »




Au loin, de nombreux combats sans volonté ni plaisir tuent de milliers de chrétiens et de démons. Il n'y a plus d'ordre ni de stratégie, seul le besoin de tuer persistait.

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Maegluin

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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Le Dieu Unique   15/5/2007, 14:22

Le Regard d’un Dieu.
La vision qui transperce les choses, les analyse, les dissèque, les révèle.
Aucun mur ne l’arrête, aucun distance ne la déroute.
Du sol et sa composition, de la pierre, de l’eau…De la vie et de ses rythmes, il voit tout. Le monde entier est un livre ouvert.
La Nature, si évidente.
La Magie. Un jeu de lumière…Si simple. Si limpide.
Lorsqu’il regarde la ville, il voit le mortier et la pierre, le bois et le fer. Leur agencement, leurs faiblesses.
Les Hommes lui sont transparents. Leurs joies, les peines. Les mourants. Les plaisirs.
Regarder la mer, c’est en voir le sel et l’eau. Les courants, les poissons. Le cycle de la vie et la mort.

Au loin. S’étend le Bélénos. Il en voit les combats.
Des humains, issus d’un autre monde meurent là-bas, dans un épouvantable carnage.
Des Démons les affrontent, gigantesques et puissants. Des âmes mortes animant des corps putréfiés les assistent. Obscénités vomies des entrailles de l’Helheim.

Il voit cela.
Comme lui apparaissent évidentes les structures, les liens magiques qui lient ces humains aux anges qui les survolent et les encouragent. Ainsi que celui des anges avec ce Dieu-Unique et son geolier.
Comme sont faibles et visibles les sortilèges et chaînes qui relient les démons et les âmes-mortes à la terre…La puissance qui les retient hors du Tourbillon qui les rappellerait en Helheim.

Des liens, si forts ou si faibles…Mais qui deviennent si évidents. Bientôt, il le sait. Lorsqu’il les aura suffisamment observé. Il lèvera Sa Main…Et s’en emparera.
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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Le Dieu Unique   19/5/2007, 08:48

Rhaada est exténué, cela fait déjà plusieurs semaine que le combat contre les chrétiens a commencé. Nulle victoire, nulle défaite, seulement en grand massacre sans nom. Son bras droit saigne, il n'arrive plus à soulever son épée d'éclair. Il est à genoux sur le sol boueux, mélange de terre et de sang. Les combats perdurent depuis trop longtemps. Il n'a plus l'envie ni de gagner ni de perdre, seulement de fermer les yeux et s'endormir pour toujours.

Les anges sont désormais de la partie, trancher membres et têtes sans distinction. Ils font autant de perte de leur côté que chez les démons. Ils ont perdu toute raison, comme les démons. Rhaada se relève péniblement, un ange rase le sol, son épée pointé en bas, déchirant les corps déjà mutilés. Il pare le coup à contre-coeur. L'ange subit le choc et tombe à la renverse de l'autre côté. Rhaada fait volte-face et saute sur les ailes. Il plante l'épée dans les plumes rouge de sang. Les yeux de l'ange sont inexpressif. Il retire son épée et l'égorge.

Les premières troupes du Danevik parcourent les Landes Hurlantes à la recherche de survivant. Ils n'ont encore jamais combattu, leurs adversaires ont tous préférés se donner la mort ou se rendre sans combattre. Rhaada les voit arriver au loin. Une vingtaine d'homme bien bâti, de lourdes haches ou épée à la main et une tunique de peau d'ours jetée sur l'épaule. L'ange respire encore, ses blessures se refermant d'elle-même. Il reste au sol, attendant le coup de grâce. Mais celui-ci ne vient pas.

« Rhaada, tue-moi. »

Le magicien sort de ses pensées et jette un regard à l'ange.

« Pourquoi devrais-je faire cela ? Ces barbares s'en chargeront.
-Ils me captureront ainsi que toi. Ils n'ont pas pour ordre de nous tuer.
-Ce sont des barbares !
-Des barbares... et que sommes-nous pour toi ? »

Rhaada ne répondit pas. Il regarda autour de lui. Tout n'est que mort et désespoir. Il lâcha son épée et s'assit auprès de l'ange.

« Pourquoi veux-tu mourir s'ils ne nous veulent pas de mal ?
-Je ne veux pas contrarier mon dieu en leur offrant mes connaissances.
-Comment peuvent-ils t'en forcer ?
-J'ai vu, leur chef porte l'oeil et la main divine. Il peut voir ce que nous ne verrons jamais et peut toucher ce qui n'est pas.
-Ainsi donc, ces satanés vikings ont fait l'irréparable.
-Oui... »

Rhaada se leva, reprit son épée et trancha la tête de l'ange.
« Leur maître est désormais un dieu. Je dois à tout pris mettre fin à son existence avant que ses gestes ne soient plus contrôler. »

Les vikings arrivèrent en face du magicien. Leur voix grave parvint à ses oreilles:
« Rendez-vous, où vous rejoindrez les votre !
-Bien messieurs, je suis tout à vous. »

Ils parurent déstabiliser par cet abandon si direct. D'habitude les démons préfèrent tenter de résister plutôt que de tomber dans leur bras.

Je tuerais leur chef... il ne doit pas prendre possession du pouvoir divin...

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Maegluin

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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Le Dieu Unique   21/5/2007, 14:04

Rudolf Erikson est perplexe.
Le maître de la cavalerie du Danevik a déjà participé à de multiples combats, dans de nombreux pays…Mais là. Il est perdu.
Les rapports des unités avancées sont toujours les mêmes. Les démons et les Humains se sont entretués.

Un horrible carnage sans vainqueur.
Seuls quelques survivants désorientés, épuisés, blessés et fous errent entre des montagnes de cadavres…combattants égarés, ils se rendent sans résister ou se laissent massacrer sans comprendre…Les yeux perdus dans des univers de terreur pure.
Partout, des Humains aux langues incompréhensibles, des Démons et des créatures ailés inconnues, qui se laissent mourir sans prononcer un mot…
La mort, la mort partout.

Même pour un guerrier expérimenté comme Rudolf Erikson, un tel carnage est incompréhensible. La géographie des lieux étant ouverte. Chacune des deux armées aurait pu, aurait dû manœuvrer pour s’échapper, rompre le combat.
Aucune explication valable ne peut-être avancée à ce massacre.
Les deux camps ont lancé vague sur vague, sans égard pour les pertes subies. Jusqu’au dernier combattant.
Une bataille-suicide…Qu’est-ce qui a bien pu les pousser à cette déraison ?.

…Et que faire des prisonniers ?.
Traditionnellement, les vaincus doivent être exécutés ou emmenés en esclavage, en otages…Ainsi ont toujours fait les Danevikings…mais dans des combats contre des ennemis qu’ils ont occis eux mêmes…Arriver ainsi après la bataille les déroute.

Les Vikings s’attendaient à un combat illustre, l’épée en main contre un ennemi puissant. Tuer ou mourir en méritant leurs places au Walhalla. Mais ça ?...

Pourtant les nouveaux ordres du Roi Thorwal sont clairs :
"Midgard appartient aux Hommes. Détruisez les démons et leurs serviteurs. Tuez toutes les créatures Non Humaines issues de l'Helheim. Capturez quelques-unes des créatures étranges aux ailes blanches. Détruisez les autres.
Les Humains étrangers doivent, autant que possible, être épargnés. Leur reddition sera acceptée et les troupes et les chefs seront bien traitées."

Les ordres du Roi…Depuis que Thorwal Wulfgardson a été touché par le doigt d’Odin…Depuis qu’il a été terrassé en public par une crise épileptique, son comportement a changé. Le Roi ne prend plus conseil auprès de ses généraux. Il décide seul de la marche de la guerre .Sa sévérité déjà reconnue s’est encore durcie…Il dissimule en permanence son œil gauche derrière un bandeau de cuir et quand il l’enlève…Rudolf n’avait jamais vu une expression si étrange que le regard de son Roi…Une expression d’ivresse, d’exaltation et plus encore, de surprise, d'incrédulité, de compréhension…de puissance ??

Rudolf Erikson n’est pas certain d’apprécier ce changement chez le Roi. Mais il a ses ordres...

Partout sur le champ de bataille les Non-Humains qui se rendent ou sont capturés sont immédiatement exécutés.
Ceux qui avaient été pris immédiatement dans les premiers temps de l'arrivée des Vikings sont maintenu temporairement en vie, en vue d'interrogatoire. Ils sont cinquante-deux. Aucun nouveau prisonnier démoniaque n'est fait.

Une douzaine d'ange , parmi ceux qui semblent les moins blessés ont été épargnés. Enchainés, les ailes tranchées, ils sont emmenés en lieu sûr. Les autres, ceux qui n'ont pas fui vers les cieux et leur Dieu, sont abattus par des volées de flêche.

Sous la garde vigilante d’un fort contingent de Viking, les Hommes sont désarmés et conduits en dehors du charnier, au bord d’une rivière où ils sont soignés et nourris. Ces survivants ne sont guère plus de quelques centaines.
Parmi eux, un homme de haute taille aux vêtements noirs déchirés se tait. Ses pouvoirs ont disparus. Perdus dans l’ignoble carnage dont il fut l’un des instigateurs. Rhaada.


HRP...Euh...Pas tellement d'accord pour te laisser tuer mon Hero...j'ai rien d'autre moi, à opposer aux dieux et démons de tous poil
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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Le Dieu Unique   25/5/2007, 09:20

hrp: ça ne coute rien d'essayer, en plus il te reste la louve ^^

RP:
Le Dieu Unique perçoit chaque blessures, chaque entailles dans le corps de ses plus fidèles serviteurs. Justice se tient devant lui, toujours caché à contre-jour.
"Justice, je t'en pris, ai pitié de mon peuple.
-..."

Justice ne répondait jamais à ses suppliques.
"Justice, pourquoi tout ce carnage ?
-Il viendra, j'en suis sûr."
Toujours les mêmes réponses aux questions. Il. Pourquoi ne pas dire tout simplement son nom. Le Dieu Unique a lui-aussi ressentit une grande puissance émergée à l'horizon. Un homme ayant acquis les pouvoirs et la volonté des dieux. Mais est-ce vraiment de lui qu'il parle ?

"Il s'agit de cet homme ?
-Il viendra, j'en suis sûr. Mais avant je dois exister."
Toujours autant de mystère. Cela fait des jours qu'il parle d'"exister" alors qu'il se tient devant la lumière, aussi entier et opaque que n'importe quelles espèces vivantes connues.

"Pourtant vous êtes ici.
-Je n'existe pas encore, je dois me créer bientôt."
Une machine, Justice répond toujours de manière machinale, comme s'il répondait d'une autre personne. Pourtant, et le Dieu Unique le sait bien, Justice et lui-même sont les seuls personnes vivantes de cet endroit. Alors qui peut bien être son maître ? Même un message télépathique aurait éveillé les sens du Dieu des chrétiens. Alors comment reçoit-il ses ordres ?

"Si vous n'êtes pas encore ici, comment puis-je vous voir ?
-Je suis. Mais je ne fais pas encore parti de l'univers. Je ne suis qu'un reflet de ce que je suis devenu dans le futur."
Il fournit tant de réponses que le Dieu craint pour sa survie. S'il tenait à lui, il n'aurait jamais dévoilé tout ceci.

"Vais-je mourir ?
-Dans ce monde oui. Tout vos soldats mourront puis vous les suivrait.
-Je ne comprends pas.
-Vos êtes vivant ici ainsi que dans votre univers pour la seule et uniques raison que des personnes croient en vous dans ces deux univers.
-Alors il existe un autre moi ?
-Ainsi qu'il existe une multitude de Justice.
-Je crains ne pas suivre votre raisonnements. Vous m'apprenez que l'on existe uniquement si des personnes croient en nous. Alors pourquoi existez-vous alors que nulle personne ne vous connaisse.
-La justice est universelle, même vous croyez en moi.
-...
-Je suis le fruit de l'oeuvre divine."

Justice se retourna est sortit de la pièce, par la porte qui n'existait que pour lui.
"Il est l'heure, je vais bientôt exister."

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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Le Dieu Unique   30/5/2007, 12:19

Midgard.
Le Nord-Est du Bélénos.

Au centre de ce qui fut un champs de bataille et n’est plus qu’un charnier ignoble, recouvert des corps de ceux qui tentèrent de le protéger au péril de leur vie, gis celui de Philippe-Auguste Roi de France.

Plus loin sur l’aile droite, la tête encore masquée de métal de Baudouin IV, le Roi-lépreux est plantée sur une lance qu’étreint encore la main d’un démon mort.

Ailleurs, le corps mutilé et déchiqueté de Frédéric Barberousse, maître du Saint-Empire-Romain-Germanique est méconnaissable.

Sur l’arrière, agenouillé en une dernière prière, le corps sans vie du Pape Grégoire VIII est indemne de toute blessure. La terreur sans-nom seule a eu raison du vieillard.

Sur l’aile gauche écrasée depuis des jours, seul encore vivant, agonise Richard d’Angleterre. Le Cœur de Lion est adossé au cadavre de son cheval, les mains crispées sur son ventre et l’interminable blessure d’où s’échappe sa vie…et son âme…

…Qui réintègre un autre corps.

La terre des Hommes.
A l’autre extrémité du Multivers. En France.
Le 6 avril 1199. Richard Cœur de Lion agonise aussi. Victime d’une gangrène occasionnée par un carreau d’arbalète reçu lors du siège du Château de Chalus. Lente et cruelle agonie qui torture son corps et son esprit.

Agonies et délires se mélangent.

Jérusalem le 16 Mars 1185.
Baudouin IV en est à ses dernières secondes. La lèpre qui le ronge a détruit son corps en une lente dégradation mais il a gardé sa volonté et son courage jusqu’aux derniers instants. Autour de lui, se pressent les imbéciles qui bientôt auront entraîné la perte du Royaume Franc de Jérusalem…Dans son corps mutilé par la maladie, son âme vieille de 24 courtes années se débat…

17 Décembre 1187. Après un court pontificat meurt le Pape Grégoire VIII, terrassé par la maladie et l'age.

10 Juin 1190. Entraîné vers le fond par sa lourde cuirasse, Frédéric II Barberousse se noie. Dans cette petite rivière anodine qui le sépare de Jérusalem…Sur la route des Croisades qui auraient du élever son âme, lui assurer le pardon de Dieu. En coulant vers sa mort, il hurle son dépit et sa colère…L’eau étouffe son cri.

14 Juillet 1223. A Mante, en France. Ecrasé par les fatigues d’un règne sans précédent dans l’histoire de son peuple, s’éteint Philippe II de France. Philippe Auguste. Le corps brisé par les années de règne ne peut plus assumer le rythme que lui impose l’esprit et la volonté indestructible du Roi…Il cède, très vite…presque brutalement.

Pour chacun de ses monarques mourants - Comme pour le demi-million de morts dont les corps pourrissants souillent la plaine du Bélénos - L'âme, qu'une puissance sans scrupule détourna de son sort aux derniers souffles de l’agonie, pour l’envoyer animer des copies corporelles à l’autre bout de l’Univers, réintègre son enveloppe charnelle un court instant…

…Avant de trouver enfin le repos.

...La faille entre les Univers, les anachronismes délirants que la puissance effrayante de celui qui se fait appeler "Justice" maintenait, se referme lentement...

…Et à des lieues de l’endroit ou meurent ces corps, à des Univers de celui ou s’éteignent les âmes.
Au sommet de la Citadelle-Haute de Swalinn, comme en son palais du Walhalla.
Les deux yeux d’Odin observent…et se réjouissent.
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Rhadamante

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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Le Dieu Unique   4/6/2007, 02:48

HRP: on peut peut-etre continuer un peu avant de clore ce chapitre... au moins jusqu'au depart de tout les chrétiens et d'avoir tout clarifier pour nos persos

RP:
Némès avait fui le combat, jamais auparavant elle n'aurait pu imaginer de perdre jusqu'à son rôle divin dans cette guerre. Les princes démons l'ont reniés, le monde des morts ne veut plus d'elle. Son mari Rhaada a disparut, son fils Thana a été enlevé par Odin pour accomplir son dessein. Maintenant elle est seule, totalement seule. L'abrutissement du combat lui a fait oublié qui elle était. L'amnésie. Une maladie rare chez les dieux, mais qui survient comme chez les humains, lors d'un choc fort ou d'une longue période pleine de souffrance. Némès ne connait plus son passé sous le nom de Modgud. Elle ne se souvient que de brefs évènements: Rhaada, Thana, les princes démons, Nyx.

Némès est parti du champ de bataille, ne sachant plus ni pourquoi ni comment elle a put mettre son peuple en péril. Sa mémoire est fractionnée, brisée par la souffrance des Morts durant la guerre. Comme un Dieu, elle ressent la souffrance de ses croyants, perdant peu à peu son humanité lorsque ces derniers meurent. Elle a compris, Odin le savait lui aussi. Les dieux peuvent mourir.

Elle marche depuis des jours, pensant à son enfant. Parfois dans les rêves elle entend ses pleurs, perdue dans un désert sans fin, dans un monde qu'elle ne connait pas. Elle voit l'infâme Thor s'acharner sur son enfant, près à mettre sa vie de demi-dieu en danger pour se sauver. Comment un dieu comme Thor peut avoir aussi peur de mourir ? Aurait-il comprit lui aussi le nectar dont se nourrit les dieux ? La foi.

Jamais Némès n'a vu la mort d'aussi près. Bien qu'elle sache que le monde des morts lui appartenait, elle en a oublié que c'était elle qui incarné la mort chez les hommes. Elle se voit, cachée dans les ténèbres de la nuit, la faux symbolisant son pouvoir se rabaisser sur elle.

Nyx, sa soeur la suit. Sa soeur a l'air très mal en point. Son assurance et son air démoniaque ont disparut. Elle ressemble tellement à une femme dorénavant. Elle lit dans ses pensées, la peur, la faim, l'angoisse les perturbent. Elle pense comme une femme. Elle souhaite avoir son enfant et son mari à côté d'elle pour la protéger des démons, pour vaincre l'espace écrasant autour d'eux, briser les esprits de la nuit. Nyx a pitié pour sa soeur, elle aimerait de tout son coeur la faire redevenir comme avant. Mais la tache sera longue et ardu, cela pourrait la tuer.

La nymphe prend alors son courage à deux mains et s'approche d'elle. La femme prend peur et recule avant de trébucher sur une branche. Némès percute un rocher et s'évanouit.

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Maegluin

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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Le Dieu Unique   13/6/2007, 14:46

HRP. Aucun soucis. Je règle la situation de Rhaada et de l'Helheim...Sur le prochain, je récapitulerai la situation de mon côté.

RP.
Un simple camp de tentes. Quelques centaines. Situé sur les flancs d’une petite vallée traversée par une rivière claire.
Des bastions, défendus par une centaine de Norvikings, ferment les deux extrémités de la vallée.
Voilà tout le camp de prisonnier où meurent les Chrétiens.

Ils meurent.
De cinq milles, récupérés sur le champ de bataille ne survit que la moitié.
Des hommes, quelques rares femmes, qui restent hébétés. Le regard fixe, perdu dans le vague…qui ne regardent rien.
Ils mangent rarement, boivent aussi peu. Ne parlent pas. Ne bougent presque plus. Ils attendent et meurent.

L’interrogatoire, conduit par les meilleurs linguistes de Swalinn, qui ont déterminé une certaine parenté entre les langues de certains de ces étrangers et le Daneviking, ne donne rien.
Malgré cette similitude linguistique entre la langue des inquisiteurs et celle des « Romains-Germaniques » ou des « Anglois », le résultat des interrogatoires reste aberrant : Chacun des êtres qui meurent ici, déclare ne pas comprendre ce qu’il fait dans ce monde…l’assimiler à un délire d’agonie. Car chacun à la conscience et le souvenir d’être, en fait, mourant dans un autre pays.
Imcompréhensible, pour quiconque hormis le Roi.

Thorwal est debout à l’entrée du camp. A quelques centaines de pas des premières tentes.
Il observe.
La faille entre les Univers reste encore ouverte. Elle s’amenuise à chaque décès, mais persiste.
Thorwal peut suivre les âmes, filaments argentés qui partent des corps sous les tentes, pour s’élever vers ce passage et un autre monde…Ces filaments qui un à un se brisent et s’échappent par cette faille…
Des filaments d’argents…tous sauf un.

Un gros câble noir s’échappe, visible aux seuls yeux d’Odin, d’une des tentes. Pour plonger à travers les profondeurs du sol, vers les Racines du Yggdrasil et l’Helheim. Noir, palpitant et malsain. Une âme chargée de crimes sans noms.

Un suppôt de l’Enfer se dissimule parmi ces étrangers. Thorwal le voit. Très distinctement.

…Comme il voit distinctement l’Helheim.
Une terre noire et brumeuse où les puits d’âmes s’étalent, obscènes et affligeants.
Des dizaines de milliers de Démons s’y relèvent lentement, eux aussi hébétés à l’issue de cette grande bataille qu’ils viennent de livrer…et où leurs corps ont péri.

…Il Voit :
Hraelsveg, debout sur son Rocher. Géant informe surveillant ce peuple démoniaque et tentant de réorganiser son domaine.

…Il Voit :
Le Gjoll. Le fleuve que les dieux instaurèrent autour de l’Helheim, pour que rien, jamais, ni-Démon-ni âme-ni-Dieux même, ne puisse quitter les enfers une fois qu’il y a pénétrés.
Le Gjoll.
Une magie étrange, divine dans son aspect, en a interrompu le court….Comme si Odin lui même, seul à en avoir le pouvoir, avait arrêté l’écoulement des eaux-barrières…pour permettre aux démons de s’échapper?…pour permettre ces derniers mois de tueries et d’atrocités?…

Thorwal sent monter en lui la rage, la colère envers les Dieux et leurs manigances…Les paroles de Mimir lui reviennent. Les Dieux ont lâché les démons sur les Hommes…La Haine qui le submerge brise les digues que sa condition humaine érigeaient, contre cette puissance qu'il sentait croître en lui...Le Pouvoir se déverse...Emplissant chaque parcelle de son être.
C'est si évident. La Magie. Les Liens...Ce qu'il doit faire...Si évident.

Pour la première fois, Thorwal tend sa Main.

La Main de Thyr. La Main du Dieu de la Guerre, de L'Action. La Main. L'Organe qui Agit, qui Change le Monde...

Elle traverse le sol, les mondes, les racines du Yggdrasil…jusqu’aux rives du Gjoll…
…et attrapent ce sortilège maudit qui tari le Gjoll… Et l’anéanti.


Le Gjoll reprend son court. Fermant définitivement la sortie de l’Helheim.


Thorwal retourne son regard vers le camp.

Le suppôt de L’Helheim dort. Il ne se réveillera pas.
D’un simple geste, la Main tranche le faible lien qui retenait cette âme damnée à la surface de Midgard. En se rétractant brutalement à travers les mondes, le gros câble noir qui arrache l’âme du corps de Rhaada, émet un gémissement strident.

…Mêmes les gardes semblent l’entendre et frissonnent.

HRP. Voilà. Mythologiquement parlant, le rôle du Gjoll est rétabli...Il va falloir réfléchir à ce que nous feront toi et moi du Vilain Borgne qui a tout manigancé. lol!
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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Le Dieu Unique   26/6/2007, 03:12

Thana crie corps et âme la mort de son père, la déchirure lui transperce le corps, ratant de peu de le tuer. Thor, lui aussi, a ressentit la terrible fin du magicien au travers de son torse. La mort d'un personnage aux pouvoirs démesurés provoque toujours une vague de magie. La nova a du balayé toute la surface de la terre se dit Thana, elle a même atteint un monde qui n'existe pas.

Le combat s'éternise entre les deux rivaux. Thana et sa justice, pourtant aidés par ses talents de magicien ne parviennent pas à mettre un terme à Thor, la force de vie de se dieu défi le consentement, jamais il n'abandonnera sans être au paroxysme de la souffrance. Et même, Thana se dit qu'il continuera à combattre dans les pires conditions.

Le fils de Modgud n'a plus conscience de sa mère et de son père. Il a ressentit la mort de son père, mais sa mère a tout simplement disparut peu à peu des sensations du dieu. Tout dieu peut ressentir la présence d'un de ses pairs peu importe son emplacement. Mais la localisation de Némès reste introuvable bien qu'elle soit toujours en vie. Il est blessé partout sur le corps, mais sa magie soigne peu à peu ses blessures à l'instar de Thor qui est recouvert d'une croute de sang craquelé au niveau des articulations.

HRP: je terminerais plus tard

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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Le Dieu Unique   27/6/2007, 03:01

Le combat est ponctué de cris de souffrance et d'agonie, chaque mouvement déchire de plus en plus les muscles rendus douloureux par le temps. Cela faisait déjà deux jours qu'ils ne s'étaient revu, depuis que Thana avait fuit une fois de plus dans le désert. Un désert. Du sable à perte de vue, et rien d'autre que du sable sur ce monde étrange. Thana part avec son épée à demi brisée par les coups à répétition le marteau de Thor. Un marteau qui malgré s'être fracturé maintes fois s'est toujours réparer de lui-même. Sa puissance n'a jamais faibli, contrairement à Thor qui ne pouvait plus combattre des heures d'affiliées.

Thana roule sur le côté, le sable projeté lui pique les yeux. Il perçoit tout juste l'aura d'éclair qui évite avec facilité. Thana a tellement observé son adversaire qu'il connait ses coups avant même qui celui-ci y pense.
Mais tandis qu'il s'apprêtait à contre-attaquer, un éclair blanc traversa le géant de part en part. Il resta longuement figé sur place avant de se retourner, un rictus mauvais déformant son visage. Le jeune dieu ne vit rien, rien mise à part une épée, son épée transpercer le dieu sans effort. Le sang balaya le sable, provoquant des éboulements d'une pâte rougeâtre et visqueuse. Thor, dans un dernier effort tenta une attaque mais elle fut veine, son bras fut tranché par l'épée. Le corps tomba lentement, son visage reflétait la peur: les dieux peuvent-ils ressentir la peur ?

"Justice est faite."
L'être qui se trouvait devant Thana avait les cheveux blancs et fin, son corps était recouvert d'une armure aussi blanche et lumineuse que le soleil, son épée scintillait même en présence de cette armure de lumière. Cette personne, bien qu'ayant des traits adultes et sévères était une parfaite copie du demi-dieu se trouvant à genoux devant lui.

"Qui êtes-vous ?
-Ne soit pas ridicule Thana, tu le sais déjà.
-Comment sais-tu qui suis-je ?
-Qui je suis !
-Pardon ?
-Toi."


HRP: j'ai pas encore fini ^^

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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Le Dieu Unique   3/7/2007, 11:03

"Comment es-tu venu ici ?
-Comment es-tu venu ici ?
-Arrêtes de te jouer de moi !
-De nous.
-Tu vas me faire perdre patience !
-On a tout notre temps en ce monde."

Thana prit son mal en patience, il se concentra et retrouva rapidement son calme.

"Revenons-en au début. Qui êtes-vous ?
-Tu le sais déjà.
-Encore une réponse idiote ! Vous m'énervez !
-Vous me tutoyer plus ? Vous vous éloignez de moi ?
-Mais que racontes-tu mécréant !
-Je préfère tout de même ça."

Justice s'approcha lentement de Thana. Ce dernier ne fit pas signe de mise en garde, il laissa son compagnon s'avancer vers lui. Il comprit alors.

"Tu es Justice...moi.
-Tu as enfin compris à ce que je vois. Pouvons-nous reprendre la route ?
-Oui, je sais ce que nous... je dois faire dorénavant. Je dois faire un sorte que tu existes afin que tu puisses me délivrer dans le passer.
-Je vois que ton esprit à repris le dessus.
-Mais que dois-je faire ?
-La main et l'oeil, tu sais où les trouver.
-Mais puisque tu es là, suis-je sûr de les trouver moi aussi ?
-Les univers sont multiples et les temps peuvent changer le cours des choses. Rien n'est prédit de même que les humains ne peuvent prévoir la pluie et le beau temps. Notre quête n'est pas gagnée d'avance, un long périple t'attend comme il m'a attendu."

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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Le Dieu Unique   17/8/2007, 14:13

Le knorr tangue doucement dans la houle, au rythme soutenu des rameurs.
Demain il arrivera au port de Swalinn.
Le légendaire géant roux Harald Leifson, qui en tient la barre, observe d’un air perplexe son roi.

Debout seul à la proue du navire, Thorwal Wulfgardson laisse son regard errer sur l’océan. Il a rabattu sur son œil, un bandeau de cuir noir, masquant cet étrange pouvoir qu’il a découvert.

Depuis son séjour dans le camp, il sent que son corps s’adapte lentement à cette puissance…Qu’il n’est plus réellement un humain. Une idée triste et exaltante en même temps. Le pouvoir qui l’habite, le protège et le change en même temps.

Hier, avant d’embarquer, il a vu et senti cette créature étrange « Justice », s’intéresser à lui. Il en a compris les intentions.
Bientôt ce jeune Dieu viendra l’affronter directement…pour tenter de lui dérober l’Œil et la Main.

Bientôt….Mais pas tout de suite.

Demain, le navire arrivera au port.

Les ordres ont été donnés déjà.
La guerre contre l’Helheim est terminée avant d’avoir réellement commencée. Les Démons sont retournés dans les profondeurs de l’Enfer, qu’ils ne peuvent plus quitter…Le Gjoll reconstitué empêcherait Thor lui-même de sortir, si jamais il s’y aventurait.

Il est inutile de conserver autant de troupes en état de mobilisation. Les guerriers sont autorisés à rentrer dans leurs demeures. Tout en restant mobilisables à la moindre sollicitation du pouvoir royal.

Et il importe de rapidement repeupler les riches plaines fertiles du Belenos.

Les ordres ont été donnés déjà.
Le Bélénos est offert avec des terres à quiconque le demande…Une liste et un partage seront effectués par les autorités de Swalinn.
Demain soir, le Roi Thorwal en désignera le souverain, qui en échange devra reconnaître la suzeraineté du Danevik.

Bientôt les Loups repartiront.
Les Meutes reprendrons leur territoire de chasse des Landes-Hurlantes. Ce droit et domaine leur étant confirmé par Thorwal.
Aucun humain ne sera autorisé à y chasser ou y vivre sans l'accord direct des Loup. Sous peine de mort...

Bientôt les Loups repartiront.
Ce que fera Neige, il ne le sait pas encore.

Demain, le navire arrivera au port.

La vie reprendra son cours pour les Danevikings et leurs alliés.
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Chapitre 4: Le Dieu Unique
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